LE GROUPE

Notre Histoire

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Banque Delubac & Cie,
une histoire d’indépendance, d’expertise et de valeurs humaines

1924 - 1950

Au commencement était Maurice Delubac

La Banque Delubac & Cie a été fondée par M. Maurice Delubac, au Cheylard en Ardèche. De souche paysanne, Maurice Delubac est originaire de Saint-Etienne-de-Boulogne, petit village ardéchois proche d’Aubenas. A son retour de mobilisation de la guerre de 1914-18, il entre à la Banque Privée, une banque régionale lyonnaise qui disposait de bureaux en Ardèche. A la demande de son employeur, M. Delubac ouvre l'agence cheylaroise de cette banque.

Ces quelques années passées au Cheylard lui permettent de tisser un solide réseau professionnel. A la fermeture de l'agence cheylaroise, c’est à la demande et avec l’appui d’industriels locaux qu’il décide de créer sa propre banque, sous forme "d'affaire personnelle".  La "Banque de l'Eyrieux Maurice Delubac"  voit ainsi le jour le 2 janvier 1924, l'Eyrieux étant une rivière qui traverse Le Cheylard. Elle propose une offre de services dédiée aux entreprises et particuliers et déjà une activité de titres.

Le Cheylard, un berceau d’industrialisation

L’histoire locale au Cheylard est très marquée par l’industrialisation et le développement d’une activité essentielle au XIXe siècle : la tannerie. Aujourd’hui encore, Le Cheylard exporte dans le monde entier ses productions, dans les domaines du textile, des bijoux et de la mécanique de pointe.

Passionné par son métier, Maurice Delubac accompagne ses clients industriels, artisans et commerçants. Expression du vieux bon sens paysan, sa devise se résume ainsi : Il ne faut pas vivre au-dessus de ses moyens ni même selon ses moyens, mais en-dessous de ses moyens. Cette vision de la vie lui permettra d’échapper à la crise de 29 !

"J’ai trois obsessions", se plaît-il à dire : « liquidité, liquidité, liquidité » ! Il ne se départira jamais de cette sagesse. Vive l’audace et l’innovation, mais foin des positions dangereuses et de la spéculation mortifère. Les fonds propres, c’est la vie et la liberté. Une conviction atavique et indéracinable au sein de la Banque Delubac : la liquidité d’abord, la rentabilité ensuite.

L’art de traverser les crises

La crise de 29 est passée, les liquidités sont restées. Dix ans plus tard survient une autre crise, d’une ampleur bien plus dramatique encore : la seconde Guerre Mondiale. En 1939, Maurice Delubac est à nouveau mobilisé. Fait prisonnier à Dunkerque, envoyé en Oflag en Pologne, il est libéré en 1941. Pendant son absence, son épouse a géré la banque avec deux employés et un réfugié belge qui avait travaillé dans le secteur bancaire.

De 1941 à 1946, Maurice Delubac fait construire, en dépit des conditions très difficiles de l’époque, un immeuble situé place Saléon Terras afin d’y installer à la fois les locaux de la banque et son domicile personnel. Au cours de cette période, et alors qu’il est violemment hostile au régime de Vichy et à sa réglementation bancaire (mise en place pendant son absence), il est amené à cacher un camarade de captivité juif et son fils. Ce dernier, Jean Samuel, et la fille de Maurice Delubac, sympathisent rapidement, et cette rencontre survenue dans des conditions dramatiques se termine de façon heureuse par un mariage.

1960 - 1980

Passage de témoin

Après des études de droit, Jean Samuel entre à la Banque de France à Lille, travaille dans différentes succursales et se forme à la connaissance des différentes activités bancaires.

Maurice Delubac, envisageant de prendre sa retraite, propose à son gendre de le rejoindre et de lui succéder. En 1960, Jean Samuel revient au Cheylard. La « banque de l’Eyrieux Maurice Delubac » – sa dénomination officielle, reçoit un renfort de taille. Le passage de témoin se fait en douceur. Liquidité, hérédité, continuité : l’avenir est assuré.

Consolidation pour la banque

Avec une gouvernance familiale optimisée, une clientèle fidèle et une activité industrielle locale dynamique, les Trente Glorieuses permettent à la banque de se consolider. Pour autant, les années 70 ne sont pas de tout repos avec le développement de la concurrence des banques à réseaux. Gestion avisée, proximité, expertises, approche « à visage humain » du métier – et toujours les sacro-saintes liquidités ! – lui permettent de maintenir le cap.

1976

Changement de statut en commandite simple

Maurice Delubac décède en 1976. Comme par une prémonition, dix jours avant sa mort la banque s’est transformée en société. Elle devient la « Banque Delubac & Cie ». C’est une société en commandite simple, un statut qui permet un mode de management moderne et souple. C’est donc une société de personnes, qui correspond bien, de par les responsabilités et devoirs qu’elle assigne aux associés commandités (responsables sur leurs biens personnels), à la philosophie exigeante des fondateurs et dirigeants de la banque.

A la création de la nouvelle société, il n’y a qu’un seul associé-gérant : Madame Josette Samuel-Delubac, Jean Samuel étant directeur général. Ce dernier, qui n’a plus à ses côtés son beau-père, va rapidement devoir faire face aux nouveaux défis de la décennie qui s’ouvre.

1980 – 1990

Une décennie de consolidation dans un monde bancaire en pleine mutation

Les années 80 sont le théâtre de profonds bouleversements pour l’ensemble des acteurs du monde financier. Une décennie de mutations accélérées et de grandes manœuvres s’ouvre pour la Banque Delubac avec l’arrivée de Jean- Michel Samuel. Après ses études à Grenoble et à Paris, le petit-fils du fondateur rejoint l’affaire en 1980, vingt ans après son père. L’heure a sonné pour la troisième génération de prendre part à l’aventure et de contribuer à en écrire de nouvelles pages, dans le respect des racines et de « l’ADN » de la banque… et bien sûr de son irréfragable loi d’airain : liquidité d’abord !

Au début des années 80, la Banque Delubac reçoit de nombreuses offres de rachat. Flattée d’être ainsi convoitée, la Banque Delubac n’aime pourtant rien de plus au monde que son indépendance, ses valeurs familiales, sa fidélité à son territoire natif. Néanmoins, la famille Samuel-Delubac comprend qu’il lui faut se développer, s’étendre au-delà de sa région.

Le tournant de l’année 1988

Serge Bialkiewicz, que Jean Samuel a souvent eu l’occasion de rencontrer lors de réunions à l’Office de coordination des banques privées (devenu depuis l’OCBF), souhaite reprendre une banque et la développer. Après une première entrevue à Paris avec Jean Samuel, il se rend au Cheylard pour y exposer ses intentions. M. Bialkiewicz, M. et Mme Jean Samuel et leur fils sympathisent immédiatement et décident de poursuivre les discussions.

Installation boulevard Haussmann

La Banque Delubac s’installe en septembre 1988 dans ses premiers locaux parisiens, situés boulevard Haussmann. Nouveaux associés, nouveau cadre de travail, nouvelle donne capitalistique : toutes les conditions sont réunies pour se développer sans se renier. Liquidité, liberté, modernité. La Banque Delubac sera « haussmannienne » jusqu’en 2014, lorsque ses locaux parisiens seront transférés rue Roquépine. Une opération débutée en 2009 et qui s’est achevée alors que la banque entrait dans son 90ème anniversaire.

En 1988, ils s’associent. M. Bialkiewicz amène avec lui des investisseurs. Le capital de la banque passe de 3 millions à 30 millions de francs.

1990 – 2018

Des spécialisations stratégiques dans la décennie 1990

Conduite par Serge Bialkiewicz à partir du début des années 90, en accord avec MM. Jean et Jean-Michel Samuel, la stratégie de développement de la Banque Delubac s’oriente vers une spécialisation de ses activités avec notamment la création de la Banque Judiciaire qui devient une référence dans le domaine des procédures collectives.

En 1992, la Banque Delubac créé la Banque des Administrateurs de Biens, un nouveau département qui propose un éventail de services bancaires destiné aux professionnels de l'immobilier.

En 1998, la Banque Delubac renforce son activité de gestion privée avec la création d’une structure d’asset management. 

Au travers de sa filiale Delubac Asset Management, la banque propose aujourd'hui une large gamme d’OPC et gère plusieurs fonds dédiés.

Enfin, en 2008, la banque déploie son expertise au sein d'une nouvelle branche "Corporate & Investment Bank". Grâce à cette nouvelle activité, la banque peut ainsi proposer une palette complète de produits et services dédiés aux entrepreneurs à la tête d'entreprises cotées ou non cotées.

Quels que soient l’expertise sollicitée et le secteur concerné, les clients de la banque apprécient la relation directe, la proximité, cette espèce de « supplément d’âme » qu’ils trouvent avec leurs interlocuteurs de la banque.

Diversification géographique

Parallèlement au développement de ses spécialisations et marchés de niche, la Banque Delubac & Cie s’est employée à étendre son rayon d’action territorial avec l’ouverture de bureaux à Lyon et à Toulouse.

Par ailleurs, la banque pratique une activité de « correspondant banking » pour des établissements situés hors de la zone euro.

La gouvernance familiale se perpétue

La gouvernance familiale se perpétue et s’est d’ailleurs renforcée en octobre 2010 avec l’arrivée de Joël-Alexis Bialkiewicz, qui, après un diplôme d'ingénieur et un doctorat en informatique théorique, a fait le choix de rejoindre la banque malgré de séduisantes propositions émanant de géants mondiaux des nouvelles technologies. Il a su assimiler très rapidement la réglementation bancaire et s’impliquer au quotidien dans la gestion de la banque, au point de devenir associé-gérant en 2012.

De formation scientifique, et rompu aux méthodes du management moderne, Joël-Alexis Bialkiewicz fait entrer la Banque familiale dans le 21ème siècle, en modernisant ses processus et sa gouvernance. 

Les 3 Associés-Gérants sont : Monsieur Serge Bialkiewicz, Associé 1er Gérant, Monsieur Samuel Delubac, petit-fils du fondateur, Associé Gérant et Monsieur Joël-Alexis Bialkiewicz, Associé Gérant.

2019

Quelles perspectives pour les années et les décennies à venir ?

Grandir encore, offrir d’autres services à la clientèle en fonction des opportunités qui se présenteront. Mais en conservant le caractère familial de la banque et en restant fidèle à ses valeurs, inchangées depuis maintenant plus de quatre-vingt-dix ans.

C’est ainsi que la Banque Delubac peut mettre le cap sur l’avenir avec confiance et audace. Elle est riche de son histoire, des hommes et des femmes qui l’ont construite, de ses clients, de la compétence et du dévouement de ses collaborateurs, de ses savoir-faire.

D’un siècle à l’autre, de l’étalon-or à l’euro, des manches de lustrine aux flux dématérialisés, d’une banque créée dans une petite ville d’Ardèche en affaire personnelle à un établissement bien plus important, que de changements ! Mais aussi, quelle étonnante permanence ! La banque a toujours son siège social au Cheylard, où est hébergée une partie de ses services support : informatique, moyens de paiement, direction financière…,

Ses valeurs n’ont pas changé depuis que Maurice Delubac a posé les fondations d’une affaire familiale résolument indépendante, fièrement ancrée dans son territoire, cultivant la proximité et l’amour du métier, et jamais lasse de faire rimer sécurité et créativité. Sans oublier, bien sûr, la liquidité !… Valeurs que n’ont cessé de partager, depuis 1988, les deux familles, Samuel- Delubac et Bialkiewicz, aux commandes de la Maison.

Adapté de Banque Delubac & Cie, 90 ans d'expertise et d'indépendance - David Brunat