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Actualité économique Avril 2023 | Delubac

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LA POLITIQUE DE HAUSSE DES TAUX DIRECTEURS PRODUIT SES EFFETS MALGRÉ UN MOIS DE MARS MOUVEMENTÉ SUR LES MARCHÉS ET LE SECTEUR BANCAIRE

Malgré un tassement, que montre la dernière publication du PIB américain, la croissance reste résiliente. C’est la conséquence d’une crise de l’offre démarré depuis 2020 et qui ne se résorbe que lentement. L’épargne des ménages accumulés pendant la pandémie n’a pas encore été utilisée. Elle permet d’éviter une entrée en récession tant aux Etats Unis qu’en zone euro. Cette croissance résiliente explique la bonne tenue des indices actions car les entreprises arrivent à maintenir leurs marges.

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Si l’inflation globale a bénéficié de la baisse des prix de l’énergie, (sous les 7% d’inflation globale par rapport à mars 2022), elle a en revanche connu une augmentation significative dans les services, alimentant l’inflation « coeur » qui a atteint un pic de 5,7% sur un an en zone euro.

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Alimentée par la chute de la Silicon Valley Bank (SVB) et la vente du Crédit Suisse, les marchés ont connu une période de stress et de l’instabilité, plus spécifiquement sur le secteur bancaire. 

Pour autant, les faillites de la SVB, Signature bank et Crédit suisse ne peuvent pas se comparer à la crise financière de 2008. La réglementation bancaire a fortement évolué en conséquence et les autorités ont su rapidement agir. 

La chute de la SVB est liée à une trop forte concentration de ses activités et une clientèle composée principalement d’entreprises du high-tech américain. Elle n’a été en mesure de faire face aux demandes de remboursement des dépôts de ses clients.

L’intervention des autorités américaines, a permis d’assurer aux déposants de récupérer leurs avoirs, et rassurer les marchés mais démontre en même temps que la régulation en vigueur aux Etats-Unis n’a pas fonctionné.

En Europe, le Crédit Suisse a, lui, été racheté par son concurrent historique UBS en dessous de sa valeur. Le Crédit Suisse fait parler de lui depuis longtemps avec des pertes récurrentes malgré des activités proprement suisses (gestion de fortune, crédit aux entreprises) très rentables.

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Au-delà des erreurs de gestion et des circonstances particulières de ces établissements, d’autres facteurs sous-jacent ont accéléré ces faillites dont la remontée des taux d’intérêts qui prend de nombreux acteurs financiers de vitesse, le marché obligataire subit de fortes tensions. 

Les clôtures mensuelles des indices actions ne reflètent pas nécessairement cette phase de stress bancaire. Le CAC 40 est très proche de ses sommets historiques, à seulement cinquante points des 7400 points, avec une progression de 1% sur la dernière semaine du mois de mars et du trimestre. Les indices actions européens ont également connu un rebond remarquable, avec des niveaux très proches de leurs sommets récents. Le S&P 500 a clôturé au-delà des 4000 points.

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